Transfert Herbicide Sol et Eau en monoculture de maïs dans la plaine de l’Ariège

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Comment réduire le transfert des herbicides dans le sol et dans l'eau ? Quels sont les leviers les plus efficaces ? Les systèmes de culture innovants permettent-ils de maintenir des résultats économiques et des charges de travail comparables aux pratiques conventionnelles tout en réduisant les transferts d’herbicides ?


Pendant quatre campagnes culturales, de 2015 à 2018, la Chambre d'agriculture, avec l'appui de partenaires scientifiques, techniques et financiers, accompagne 6 agriculteurs dans la mise en œuvre de systèmes de cultures innovants en monoculture de maïs, grain et semence, et évalue la performance de ces systèmes.


Le projet est co-financé par le ministère de l'agriculture, l'agence de l'eau Adour-Garonne et Syngenta.

Les systèmes de cultures testés

Les systèmes de culture sont testés sur des parcelles d’environ 1 ha, en comparaison d’une parcelle témoin attenante.

Non Labour et Non Labour et Matière Organique en monoculture de maïs grain : objectif dégradation des phytos par les microorganismes du sol avant d’atteindre la nappe.


Pratiques innovantes mises en œuvre :
- Apport important de matière organique : 40t/ha/an de fumier ou compost,
- Absence de labour,
- Semis d’un couvert de féverole et phacélie semée au plus tôt après la récolte du maïs et détruite juste avant le semis du maïs suivant

Couvert de féverole – phacélie avant la destruction – Avril 2016

Témoin

Non labour

Non labour et matière organique

MM2025 en monoculture de maïs semence : objectif -50% de produits phyto

Herbi-Semis du maïs : 50% de la surface es traitée. La quantité de désherbant est divisée par 2.

Désherbinage du maïs : traitement sur 30% de la surface. La quantité de désherbant est divisée par 3.

Couvert de trèfle incarnat semé dans le maïs semence au broyage des mâles, en août.

Pratiques innovantes mises en œuvre :
- désherbage localisé : herbi-semis et désherbinage,
- semis d’un couvert de trèfle incarnat dans le maïs semence, au broyage des mâles.

Le suivi de la qualité de l’eau

Bougie, bouchon et tuyau. La mise en dépression permettant la récupération d’eau est réalisée avec une pompe à vide branchée sur le tuyau.

Céramique poreuse par laquelle la solution du sol entre dans la bougie

Bougie poreuse enterrée à 50 cm sur le rang de maïs

L’eau est prélevée à l’aide de bougies constituées de céramiques poreuses placées à 50 cm de profondeur. Les nitrates et toutes les molécules phytosanitaires appliquées sont recherchés

Votre contact

Aude PELLETIER

Chargé de mission Agronomie et grandes cultures

Tél : 05 61 02 14 00

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